A Léo Ferré

"… Rien n’existe en poésie que ce qu’on veut bien y apporter… O la
grande misère du lecteur assidu et qui retourne à la drogue, à l’heure
du "manque" et qui sait bien que ses voix chères ne se tairont jamais,
les voix du chevet, sous la lampe camarade, au bout d’une éphéméride
trompeuse.

Le poète donne le charme. Au lecteur d’y prendre sa pâture. Il n’y a
jamais qu’une poésie et il y a mille façons de la lire, de l’écouter
sortir de la page typographiée et chanter, si l’oiseau de l’œil sait
accommoder…"

Léo Ferré